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Ituri : Clôture de l’atelier de restitution et de validation des consultations communautaires menées dans les 5 territoires et à Bunia

Bunia, le 20 mai 2026 – La grande salle de l’Hôtel Exécutif Lodge de Bunia a servi de cadre, du 19 au 20 mai, à un atelier crucial de restitution et de validation des résultats des consultations communautaires. Ces assises, qui ont réuni pendant deux jours les forces vives de la province, marquent une étape décisive dans la prise en compte des aspirations locales pour la paix et le développement en Ituri

Ces activités de terrain ont été menées à travers les cinq territoires de la province (Irumu, Mambasa, Mahagi, Djugu, Aru) ainsi que dans la ville de Bunia. Elles visaient à recueillir directement la voix des communautés sur les défis majeurs et les pistes de solution face au contexte sécuritaire et humanitaire de la région.

Une détermination du projet « Fils Est » financée par l’Union européenne

Ces travaux s’inscrivent en ligne droite des objectifs du projet Fils Est, visant principalement à renforcer la cohésion sociale, la résilience communautaire et la participation des communautés locales dans la recherche des solutions durables face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels les populations font face depuis plusieurs années, une initiative d’envergure rendue possible grâce au soutien financier de l’Union européenne.

La mise en œuvre de ce projet est assurée par un consortium de quatre organisations chevronnées : Justice Plus, le CEDIER, Pole Institut, et le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC), qui en assure le leadership. Ensemble, ces structures unissent leurs expertises complémentaires pour renforcer la cohésion sociale.

Une participation inclusive et de haut niveau

Au totale, 52 acteurs clés de la province ont activement pris part à ces assises. Preuve de l’importance de l’événement, Trois Administrateurs militaires de territoire (notamment d’Irumu, Mahagi et Djugu) ont rehaussé de leur présence ces travaux, aux côtés des leaders communautaires, des personnels des organisations humanitaires, ainsi que des représentants des organisations de la société civile et des organisations à base communautaire (OBC).


Cette diversité de participants a permis de croiser les regards entre les autorités politico-militaires, les acteurs humanitaires et la base communautaire, garantissant une validation inclusive et légitime des données présentées.

Des groupes de travail au cœur des décisions : analyse des micro-projets et choix des acteurs locaux

Pour maximiser la qualité des échanges, la méthodologie de l’atelier a alterné entre des travaux en commissions (groupes de travail) et des sessions plénières.

Loin d’être une simple présentation théorique, ces groupes de travail ont constitué le cœur opérationnel de l’atelier. Ils ont permis aux participants de se pencher concrètement sur les propositions de micro-projets directement issues des consultations menées auprès des communautés. Ces initiatives locales touchent des secteurs clés et visent spécifiquement le renforcement de la cohésion sociale à la base.

Au-delà de l’analyse de ces micro-projets, les commissions ont eu la lourde tâche d’analyser et de valider la liste des Organisations de la Société Civile (OSC) et des Organisations à Base Communautaire (OBC) locales. Ce sont ces structures de proximité qui auront la responsabilité de mettre en œuvre ces micro-projets sur le terrain, garantissant ainsi une appropriation locale et une durabilité des actions de paix.

Les séances plénières ont ensuite permis de consolider les avis de chaque groupe, de lever les points de convergence et de valider officiellement l’ensemble des résultats.

Un pas de plus vers des réponses adaptées aux besoins réels

À l’issue de ces deux jours d’intenses réflexions, les participants ont exprimé leur vive satisfaction quant à la transparence du processus et la fidélité des résultats restitués par rapport aux réalités vécues par les populations à la base.

Les données et les projets ainsi validés constitueront un outil de plaidoyer puissant et une feuille de route essentielle pour orienter les interventions futures du projet Fils Est, pour une paix durable et une cohésion sociale renforcée en Ituri.

JMaK Communication JP – Bendji Design

Éducation, Pilier de la Paix : Justice-Plus et Action Aid Rétablissent l’Espoir en Ituri. (de Nyankunde à Lita en passant par Nizi)

Rétablir l’Humanité dans l’Oubli

Le territoire de l’Ituri, marqué par des décennies de conflits armés, demeure un terrain de vulnérabilité extrême, où le droit à l’éducation et à la protection des enfants est le plus durement touché. Face à cette crise structurelle, les Organisations Non Gouvernementales Justice-Plus, spécialisée dans la justice, protection et le plaidoyer et ActionAid, axée sur la protection et le développement ont uni leurs forces. Elles ont déployé une série d’activités des sensibilisations sur l’importance de l’éducation, dans les zones de retour fragiles que sont Nizi, Nyankunde et Lita grâce à un projet d’amélioration à l’accès à l’éducation de haute qualité et aux services de protection pour les populations touchées par les conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, financé par la protection civile et aide humanitaire de l’union européenne. Cette initiative a été aussi au centre de la commémoration de la Journée Internationale du Droit de la Jeune Fille, offrant une plateforme puissante pour transformer le discours sur l’éducation en une stratégie concrète de protection. Cet article analyse la portée de cette intervention conjointe, décortique les enjeux de la scolarisation en zone post-conflit et souligne la nécessité de placer les jeunes en général et en particulier la jeune fille au cœur de la reconstruction communautaire.

Dans quel contexte et pourquoi ?

L’Enjeu de la Pauvreté et du Retour en Ituri

Les villages des zones de santé de Nizi, Lita et Nyankunde respectivement territoires de Djugu et d’Irumu représentent des zones emblématiques du retour difficile des Personnes déplacées internes. Le retour des familles s’accompagne d’une précarité inquiétante à savoir la destruction des infrastructures, absence d’accès aux services sociaux de base et vulnérabilité économique. Dans ce contexte, la déscolarisation est une conséquence directe, poussant les enfants vers le travail inévitable dans les mines ou les champs, notamment à proximité des sites d’exploitation artisanale.

L’Éducation comme Mesure de Protection

Pour Justice-Plus et ActionAid, l’éducation n’est pas un simple service social, mais une mesure d’urgence essentielle à la protection. L’école est le premier rempart contre le recrutement par les groupes armés, le travail des enfants et les violences basées sur le genre (VBG). L’intervention visait à rétablir l’école comme sanctuaire et à sensibiliser la communauté sur son rôle dans la construction de la paix.

Les deux organisations au travers son partenaire financier et technique qui est l’union européenne restent convaincus que l’Éducation est un Investissement Concret pour l’Avenir

L’organisation de cette série des sensibilisations et la célébration de la Journée Internationale de la Jeune Fille à Nizi, Nyankunde et Lita a permis d’ancrer l’éducation dans les stratégies de sortie de crise, prouvant que l’école est le moteur de la résilience. Mais, les besoins sont immenses et appellent des réponses chiffrées et durables. C’est ici que l’impact de l’engagement des partenaires se révèle le plus éloquent car Grâce au financement décisif de l’Union Européenne pour un projet s’étendant sur 24 mois, cette initiative passera concrètement à l’action. Au total, ce sont 22 écoles à travers les zones de retour qui verront 300 élèves identifiés par l’équipe de moniteurs et sensibilisateurs du projet dans chaque établissement scolaire, soit un total de 6 600 enfants, bénéficieront d’une dotation complète en kits scolaires. Ces kits ne sont pas de simples fournitures ; ils sont la matérialisation de l’espoir, l’outil qui permet à des milliers d’enfants de retourner sur les bancs de l’école et de revendiquer leur dignité. L’Union Européenne, par cet engagement financier, fait bien plus qu’apporter des ressources, mais elle investit dans la stabilité, la protection et le droit à l’avenir de la jeunesse de l’Ituri en général et particulièrement

l’Identification des parajuristes communautaires dans les territoires de Djugu, Irumu, Mahagi et Mambasa

Justice Plus en consortium avec ABA ROLI a lancé le projet « TUJENGE AMANI KWA UMOJA » (Ensemble, Construisons la Paix) qui vise à améliorer la gestion, la résolution et la transformation des conflits ainsi que la prévention des violences basées sur le genre dans les territoires de Djugu, Irumu, Mahagi et Mambasa. Dans le cadre de ce projet, Justice Plus a identifié 24 para-juristes sélectionnés parmi les leaders communautaires provenant des structures locales cartographiées dans les secteurs et chefferies cibles.

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Renforcement des capacités de para-juristes communautaires à KOMANDA par JUSTICE PLUS

L’organisation ABA ROLI, dans le cadre de son projet de prévention des atrocités contre les civils en République Démocratique du Congo en consortium avec JUSTICE PLUS a mis en place une formation de renforcement des capacités des para-juristes communautaires. Cette formation a eu lieu du vendredi 28 au samedi 29 avril 2023 à l’Hôtel KARIBUNI à KOMANDA et a permis aux participants de renforcer leurs compétences en matière de gestion, de résolution et de transformation de conflits, ainsi que de se former sur le droit foncier, la procédure en justice et la prévention des violences basées sur le genre.

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